Qui bouge plus vite, récupère mieux. Même en soins intensifs !
ActualitésLes directives de pratique clinique fondées sur des données probantes recommandent une mobilisation précoce et une évaluation fréquente des patients en Soins Intensifs. Ces conseils s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie plus large de « récupération précoce » qui vise à améliorer la récupération fonctionnelle. Nous voulons également éviter les complications d'une immobilisation et d'une sédation prolongées (comme le délire). Nos physiothérapeutes spécialisés en Soins Intensifs mettent tout en oeuvre pour favoriser une mobilisation précoce.
Outre une récupération fonctionnelle plus rapide, cela permet également de réduire efficacement les complications (telles que l'atrophie musculaire, les infections pulmonaires, le délire, la faiblesse acquise en Soins Intensifs et les complications cardiovasculaires, entre autres), de raccourcir les durées d'hospitalisation et de réduire les coûts pour la société ».
Une mobilisation précoce active toute une série d’effets positifs dans le corps

Ann De Clerck (kinésithérapeute en Soins Intensifs) : « Comme les patients adultes en Soins Intensifs perdent 2 à 3 % de masse musculaire par jour au cours de la première semaine d'immobilisation, des limitations fonctionnelles apparaissent souvent après la sortie de l'hôpital. La diminution de la force musculaire du diaphragme est encore plus rapide, ce qui peut nuire à la respiration. En mobilisant les patients à un stade précoce, nous activons toute une chaîne d'effets positifs sur l'organisme ».
Ann De Clerck : « Nous constatons également de nombreux avantages sur le plan cognitif et psychologique, tels que l'amélioration de l'orientation, la réduction du sentiment d'impuissance et la diminution du risque de délire. Le sens de l'équilibre, la posture et la coordination sont également favorisés. La mobilisation des patients en Soins Intensifs n'est toutefois pas une tâche facile, surtout s'ils sont reliés à une dialyse rénale, à des ventilateurs ou à des perfusions multiples. Pour autant, la ventilation mécanique ou la dialyse rénale ne constituent pas un obstacle au processus de réadaptation ».
Une équipe de soins pluridisciplinaire apporte heureusement son soutien. La coopération entre les infirmier(ère)s, les médecins et le personnel paramédical est excellente. Les physiothérapeutes disposent également de divers outils tels que des vélos de lit, des vélos assis, l'électrostimulation, des tables de verticalization et d'inclinaison, des déambulateurs, la VPI (ventilation par percussion intrapulmonaire) et une aide à la toux pour décoller et expectorer les mucosités en cas de complications pulmonaires.

Ann De Clerck : « Nous constatons qu'il est très utile de placer le patient en position verticale sur le siège et de l'encourager à faire de l'exercice en fonction de ses capacités. Nous allons donc certainement poursuivre cette approche dans les années à venir et nous continuerons à améliorer nos thérapies sur la base des nouvelles connaissances et études. Les intensivistes de l'équipe soutiennent également cette vision. Celle-ci renforce en effet l'approche intégrée des soins au sein de l'hôpital et contribue au maintien de la qualité de vie de nos patients. Leur appréciation, ainsi que celle des membres de la famille qui viennent nous remercier (parfois même après l'admission), nous confirme l'importance de notre travail ».
Dernière modification par le service Communication en collaboration avec An Verplancke, 23 avril 2026