L’AZ Sint-Maria veut un PIT pour renforcer les soins préhospitaliers dans la région
ActualitésLe Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé plaide pour une réforme des soins intensifs en Belgique. Les personnes et les ressources doivent être utilisées plus efficacement pour améliorer les soins aux patients, notamment dans les situations de crise. Ce faisant, l'AZ Sint-Maria veut se concentrer également sur les soins préhospitaliers et a acquis un nouveau véhicule du groupe mobile d'urgence (SMUR) et introduit une équipe d'intervention paramédicale (PIT). Le directeur général Nick Marlein explique ces innovations.
Pourquoi le SMUR actuel est-il remplacé ?

Nick Marlein (directeur général) : « En cas d'urgence grave, le SMUR doit être fiable à 100 %. Notre véhicule actuel a fait son temps et a besoin d'être renouvelé. Une panne est la dernière chose que l'on souhaite lorsque quelqu'un est en danger de mort. L'équipement médical à bord doit également être bien à jour et pouvoir être déployé rapidement.
De plus, dans le SMUR, nous transportons actuellement notre matériel dans des sacs. Le nouveau véhicule sera équipé de boîtes où tout pourra être mieux organisé et stocké en toute sécurité. Un aménagement performant permet à nos employés de travailler non seulement plus rapidement, mais aussi de manière plus ergonomique ».
À partir de quand le nouveau SMUR sera-t-il opérationnel ?
Nick Marlein : « Compte tenu du coût élevé d'un tel véhicule, nous ne voulons évidemment pas prendre de risques. Deux modèles de 4x4 sont actuellement testés et trois fournisseurs ont été invites à examiner l'aménagement. Le processus de commande a déjà commencé, mais les délais d'attente peuvent aller jusqu'à un an. On peut donc supposer que ce sera au plus tard à la fin de l'année 2026. Heureusement, le fournisseur nous assure un véhicule de remplacement professionnellement équipé pour le cas où notre ancien SMUR tomberait en panne entretemps ».

L'AZ Saint-Maria recevra-t-elle aussi un PIT ?
Nick Marlein : « Oui, c'est du moins ce qui est prévu. Si le gouvernement fédéral fournit les fonds nécessaires, nous commencerons à mettre une équipe PIT en place dès 2026. En effet, depuis la fermeture du service des urgences de l'hôpital de Tubize, notre propre service des Urgences doit couvrir une région beaucoup plus vaste. La présence d'un SMUR ET d'un PIT n'est donc pas un luxe. Le fait d'envoyer l'équipe PIT dans des situations moins graves permet de garder le SMUR pour les urgences plus sérieuses. De plus, cela permet au médecin urgentiste (qui doit obligatoirement être présent dans l'équipe du SMUR) de rester plus longtemps présent dans le service des Urgences ».
Qui dirige le PIT ?
Nick Marlein : « Comme le PIT (contrairement au SMUR) transporte des patients, l'équipe se compose d'un ambulancier et d'un infirmier urgentiste, titulaire d'un diplôme de troisième cycle en soins d'urgence et intensifs et disposant de plusieurs années d'expérience au sein d'un service de soins urgents. Il ou elle doit également y être employé(e) à au moins 80 %. L'infirmier d'urgence peut effectuer des procédures médicales spécialisées sur la base de protocoles stricts (standing orders). Donner des médicaments contre les nausées, par exemple, contrôler la douleur ou commencer certains tests ».


Mais que se passe-t-il si la situation devient incontrôlable ?
Nick Marlein : « Sur la base de scripts standardisés, le centre d'urgence 112 estime assez précisément quell service il est préférable d'appeler. D'où l'importance de transmettre des informations précises et completes en tant que patient/médecin de famille/médecin de l'entourage en cas d'urgence. Dans le cadre d'une intervention PIT, l'infirmier urgentiste peut également demander à tout moment l'assistance téléphonique d'un médecin urgentiste de l'hôpital. Nous envisageons même d'acheter des lunettes 5G pour permettre à ces derniers de suivre la situation de près. Bien sûr, cela nécessitera une connectivité et une accessibilité des données dans la région, et certaines choses doivent encore être organisées et approuvées au niveau ministériel. Mais nous mettons tout en oeuvre pour permettre à l'infirmier urgentiste du PIT de travailler de manière autonome, en toute sécurité et en toute confiance, sans risque pour le patient. S'il s'avère ensuite qu'une intervention du SMUR est nécessaire, il sera possible d'y faire appel rapidement ».
Dernière modification par le service Communication en collaboration avec An Verplancke, 8 avril 2026