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Le 1er septembre, le service des Urgences est passé d'un triage médical à un triage infirmier. Les infirmier(ère)s doté(e)s d'un titre professionnel particulier sont désormais habilité(e)s à classer les patients entrants en fonction de leur degré d'urgence. Cette approche permet d'optimiser le flux de patients dans le service, même les jours de forte affluence. Le responsable des soins, Kris Malefason, et l'infirmière en chef adjointe, Dorien Demunter, ont contribué à la mise en oeuvre du projet.

Notes ESI 

Alors que le triage était auparavant effectué par un médecin et un infirmier de soins urgents, c'est désormais l'infirmier de triage qui décide quels patients doivent être examinés le plus rapidement par un médecin urgentiste. Ce tri est effectué de manière standardisée à l'aide de l'indice de gravité des urgences (Emergency Severity Index - ESI). Ce système de triage utilisé dans le monde entier permet d'évaluer la gravité et l'urgence de la situation en cinq minutes. Dans les cas difficiles, l'aide du chef d'étage médical est sollicitée. En fonction des symptômes, des plaintes et de l'aspect clinique, le patient se voit attribuer un score ESI. 

ESI-1 - Des mesures de sauvetage immédiates sont nécessaires. Le patient est immédiatement pris en charge par un médecin.

ESI-2 - Blessures graves, situations à haut risque. Dans l'idéal, le patient sera examiné par un médecin dans un délai de 10 à 30 minutes.

ESI-3 - Paramètres stables, mais nécessité d'un examen approfondi. Dans l'idéal, le patient sera examiné par un médecin dans l'heure qui suit.

ESI-4 Paramètres stables, un traitement ou un examen sera probablement nécessaire. Dans l'idéal, le patient sera examiné par un médecin dans les 2 à 3 heures.

ESI-5 État stable, il n'est vraisemblablement pas nécessaire de procéder à d'autres 

Des résultats plus rapides, des taux de survie plus élevés 

Deux questions sont décisives lors de ce triage : « Quand, au plus tard, le patient doit-il être vu par un médecin urgentiste ? » et « Quelles sont les ressources nécessaires pour établir un diagnostic approprié ? ». 

Dorien Demunter, infirmière en chef adjointe Service des Urgences

Dorien Demunter (infirmière en chef adjointe) : « Sur la base de ces protocoles et des ordres permanents validés, l'infirmier d'urgence peut déjà commencer toute prise de sang, électrocardiogramme (ECG) ou examen radiologique de la main, du poignet ou du pied. Le/la patient·e peut ainsi gagner beaucoup de temps (lire aussi « avantages en termes de survie »). Pour minimiser le risque de sous-triage, nous avons procédé à un autre ajustement ciblé du codage ESI au sein de notre service. Nous mesurons systématiquement la température corporelle, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et d'autres paramètres vitaux chez tous les patients. Notre équipe d'infirmier(ère)s peut ainsi détecter correctement les patients présentant les critères ESI-1 et ESI-2 ».

Des codes couleur permettent de visualiser le degré d'urgence 

Les médecins et les infirmier(ère)s de notre service des Urgences font tout leur possible pour recevoir chaque patient dans les plus brefs délais. Un code couleur fixe est également attribué à chaque score ESI dans le dossier électronique du patient (KWS). En cas de code rouge, le patient est immédiatement envoyé chez le médecin et, en cas de code bleu, dans un délai maximum de 5 heures. Les codes couleur permettent non seulement de visualiser l'urgence des soins, mais aussi de donner au personnel soignant une indication du temps d'attente probable par patient. 

Dépliant de triage et indicateur d'affluence en ligne 

Des informations claires sont également importantes pour un contrôle optimal des flux. 

Kris Malefason, responsable des soins pour les services critiques

Kris Malefason (responsable des services Soins intensifs) : « Il est parfois difficile pour les patients de comprendre pourquoi ils doivent attendre plus longtemps que d'autres qui sont arrivés plus tard. Dans le dépliant sur le triage disponible en ligne et dans la salle d'attente, nous expliquons clairement que ce n'est pas l'heure d'arrivée qui détermine le moment où vous serez examiné, mais plutôt le degré d'urgence. 

Nous demandons explicitement de n'appeler le 112 qu'en cas de situation grave ou de danger de mort. Pour les autres problèmes, il est conseillé aux patients de consulter d'abord leur médecin généraliste. En tant que troisième hôpital de Flandre, nous avons également lancé un indicateur d'affluence CEDOCS sur le site web. Celui-ci permet aux patients de connaître à l'avance l'affluence et le temps d'attente estimé au service des Urgences. Cela permet de mieux répartir la demande de soins et de mettre les bons soins à la disposition de ceux qui en ont le plus besoin. »